La Happy Ré(v)solution

Dimanche 31 janvier… voilà 2021 bien entamée mais nouvelle toujours, disons pour quelques heures encore…alors après les cotillons et les embrassades coudées d’un Réveillon déjà lointain, si vous ne les avez pas encore faites, il vous reste un peu de temps pour une tradition bien ancrée en France : les sacro-saintes résolutions.

Comme chaque année (même si seulement 10% seront réalisées ; l’animal reste têtu !),  je me lance, courageuse et intrépide, dans une liste de déterminations à mettre en pratique pour 2021. 

Ainsi, je retrouve dans ma table de chevet, ce vieux Moleskine tout rabougri et jauni qui se rappelle à moi chaque janvier pour y noter, avec soin, mes nouveaux engagements qui m’offriront, c’est certain, des expériences inouïes et me feront devenir, je l’espère, une personne meilleure.

Numéro 1 : m’investir dans une oeuvre caritative et ce, comme 32% des francais, bien loin derrière les Birmans, population la plus généreuse au monde, -merci le bouddhisme !- , les Indonésiens et les Australiens)

Numéro 2 : faire un voyage en van (c’est mon côté The Endless Summer même si je n’ai pas de van, que je n’ai plus 20 ans et que je ne suis que débutante en surf !

Numéro 3 : comme 18% de nos compatriotes, « consommer moins mais mieux », merci Maison Jeanne de nous aider à participer à cet engagement en nous proposant des produits de qualité qui résistent au temps et à ma négligence parfois. 

En lice, le numéro 4 : « manger plus sainement » (20%). J’y rajouterais avec un peu de fanfaronnerie « devenir végétarienne ». Le hic, c’est que je vis à Bordeaux, ville renommée pour sa gastronomie, qui a la plus grande densité de restaurants par habitants (1 pour 285 – difficile donc de résister à la tentation d’un bon foie gras ou d’une côte de boeuf Bazas saignante… sauf en ce moment bien sûr 😉 . En bref, il ne fait pas bon vivre ici pour nos amis de tout poil ou plume qui souhaitent une retraite à se dorer le plastron. Bon, je dois avouer piteusement que cette résolution occupe déjà mon Moleskine depuis trois longues années. À tout bien y réfléchir, elle pourra bien attendre une année supplémentaire… 

On en arrive donc à la résolution numéro 5 : « éviter la procrastination  chronique », qui fait partie de mes défauts les plus inavouables et qui me fait rendre mes articles bien trop tard (pardon Emma et Sandra). 

Numéro 6 : être plus patiente avec ma fille quand nous entamons les devoirs (activité qui nous prend la moitié de notre vie commune et qui s’achève souvent en drame 😭). 

Pourvu qu’il n’y ait pas un autre confinement ! Cher Gouvernement, nous sommes actuellement accrochés à vos lèvres.

Et la dernière mais pas la moindre de mes résolutions : ÊTRE HEUREUSE et RENDRE HEUREUX LES GENS AUTOUR DE MOI. Ohlala, me direz-vous, elle n’y va pas avec le dos de la cuiller ! Mais voilà, j’assume. Car pour reprendre Oscar Wilde Les bonnes résolutions sont des chèques tirés sur une banque où l’on n’a pas de compte courant” Eh bien moi, je suis prête pour un découvert généralisé ! 

Mais est-ce si facile de décider d’être heureux ?

Pourquoi certaines personnes ont une propension naturelle à être heureuses et d’autres ne voient ce fameux verre, du proverbe qui jauge nos humeurs, toujours vide ?

Nous avons tous autour de nous ces deux types de personnalités et il en devient presque ironique de pouvoir imaginer à l’avance les réponses de chacun sur cette fameuse interrogation « Comment vas-tu ? » Quelques-uns invariablement vous raconteront leur quotidien par le menu, via un prisme négatif, et les autres vous répondront par un réconfortant  « Impeccable, bon quelques soucis mais vraiment rien d’important. Je me porte bien. »

La magie opère alors,  si cette même personne vous couve d’un regard empreint de tendresse pour vous retourner la question « Et toi, comment vas tu ? Est-ce que tu es heureuse ? ».  Un peu surpris par cette deuxième question appuyée et si inhabituelle, vous vous engluez dans une réponse qui se voudrait être à la hauteur. Votre interlocuteur vous écoute vraiment. Il est là pour vous et vous êtes là pour lui. Cette simple démarche d’écoute et de compassion développe, selon des scientifiques, notre bonheur. Parce que Oui, aimer son prochain, s’enquérir de son bonheur nous rend aimable et donc heureux.

Donc leçon numéro 1 :  « Être dans le don, L’écoute » sans tenter de se réappropier la discussion à notre profit parce que notre chère grand-mère que l’on aime tant, radote trop souvent les mêmes rengaines et qu’on pourrait continuer le monologue tant le script est connu. Eh bien non, on prend sur nous, on écoute avec intérêt et ainsi on aide les personnes de notre entourage par le simple fait de leur offrir de notre temps. Démarche qui constitue en soi un des nombreux chemins qui mènent au bonheur. 

Leçon numéro 2 : Semer le bonheur autour de nous ! Comme  la semeuse qui ornait les anciennes pièces de 2 francs que les moins de 21 ans ne peuvent pas connaitre, on met son énergie de Superwoman / man (on est pour l’inclusif mais dans l’autre sens) au profit des autres. Eh oui, quand tu as fait le serment avec toi-même d’être heureuse, tu ne peux pas rempiler au boulot avec une tête de 3 pieds de long ou « le visage tout froissé » (petite citation sympathique de mon fils) au réveil des enfants.

Noon, t’es devenue une Warrior.

Tu te lèves donc aux aurores pour faire ton Miracle morning , tu te mets à fond « Résiste » de France Gall pour prouver que tu existes et tu réveilles les petits qui, eux, ont réussi à gratter quelques minutes de ce précieux sommeil. Bref, tu les réveilles en leur chuchotant « C’est l’heure mon coeur. Il fait beau aujourd’hui, voilà une belle journée qui commence ! Et toi ma chérie, elle est comment ta météo ? » « Gris ! Hyper gris ! Allez maman sort de ma chambre ! » crie l’ado qui me sert de fille.

Bam, dur retour à la réalité !!

Ne pas oublier de rester calme, -inspire mmmm, expire ffffff- et surtout ne rien lâcher !

Alors, on fait mine de rien parce qu’on est belle comme le jour avec son jean fité (un peu trop d’ailleurs depuis les fêtes), avec sa chemine Fanny, et son sac Lilly ready pour l’école tout en chantant Thunderstruck d’ACDC afin de faire speeder les enfants sans crier, en mode Hurry-up syndrome !

Alors on chante, on rigole, on sert les pancakes ratés avec des blueberries pour les yeux et de la confiture de fraise pour le sourire. Et hop ! On envoie, avec un bon Poker Face façon Joaquin Phoenix car la joie est contagieuse.

Ceux qui sont entourés de gens heureux ont un maximum de chance de devenir heureux à leur tour et de le rester. Oui, oui, ce sont les scientifiques qui le disent.

Ce qui nous amène à la Leçon numéro 3 : Être déterminée dans sa recherche du bonheur en restant volontaire aussi bien mentalement que physiquement. Et cela commence tout simplement par la démarche.

Selon un article du journal Huffington Post , des chercheurs ont constaté que les personnes qui marchent à grandes enjambées (grandes foulées, balancement des bras) pendant trois minutes se sentent « vraiment plus heureux » que ceux qui marchent en traînant des pieds (petits pas, épaules courbées, visage baissé).

[Note à moi-même :  dés mon prochain vol dans un avion de ma chère compagnie Air France (activité principale que j’exerce comme hôtesse de l’air) je déambulerai dans les allées de mon Boeing 777 comme sur un catwalk de la Fashion Week. Tête haute, épaules en arrière, basculement des hanches de gauche à droite et regard fonceur, je distribuerai, sans réserve, du sourire à ce public à rassurer – plus éparse ces derniers temps il faut bien l’avouer. ]

Parce que Oui, pour être heureux il faut être fonceur, frondeur même ! La recherche du bonheur demande du courage pour ne pas se laisser tenter par les idées noires ou expériences négatives qui pourraient nous ensevelir. Je suis une Warrior je vous dis !

Et puis si vous doutez encore de votre capacité à être heureux pensez à cette phrase de Marc Auréle  qui passa pratiquement la moitié de son existence à être en guerre : « En te levant le matin, rappelle-toi combien précieux est le privilège de vivre, de respirer, d’être heureux.” 

Parce que vivre est un privilège et que le seul fait de s’interroger sur cette question du bonheur en est un supplémentaire.

Alors souriez, aimez, dansez, vous vivez !

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